Un disclaimer s’impose avant que j’aille plus loin dans mon article. Je ne suis en aucun cas payé par Spotify ou affilié à Spotify de quelque manière que ce soit.
Je suis juste ce bon vieux fanboi qui voudrait qu’un logiciel qu’il adore et qu’il utilise tous les jours soit plus connu de la masse.
Quand le hasard fait bien les choses
Tout a commencé il y a plus d’un an de ça. Un collègue me parle d’un logiciel pour écouter de la musique en streaming, sur invitation, et gratuit. Ça s’appelle Spotify, et c’est fait par des Suédois.
Je lui demande une invitation, par curiosité. J’installe le logiciel sur mon Mac, et roule ma poule. Tout d’abord, rien à dire sous Mac: l’interface donne le gourdin: c’est fluide, c’est joli, c’est sobre.
Ensuite, je teste l’écoute. Je cherche un de mes artistes favoris, au hasard, Snoop Dogg. Je trouve “Drop It Like It’s Hot“. Je clique. J’écoute. Instantané. Bluffant.
Seul bémol, avec l’accès gratuit sur invitation, toutes les 30 minutes, il y a un petit jingle de pub qui passe. Au début ça va, toutes les 30 minutes, un jingle de 30 secondes, rien de mal, c’est beaucoup mieux que la plupart des radios musicales françaises. Mais très vite, les 30 minutes se transforment en 20 minutes, les 30 secondes en 45 secondes, et c’est vite soulant: j’en ai déjà marre des jingles à la radio, alors écouter de la pub quand j’écoute de la musique que j’ai choisie, non merci !
Je me décide donc à passer à l’offre Premium de Spotify. Plus de pub, que du bonheur.
Un an de Spotify, and counting.
Vous savez quoi ? J’ai repris un abonnement d’un an à Spotify cette année. Pourquoi ? Parce que simplement il n’y a pas de meilleure offre musicale payante actuellement.
Spotify, dans son offre premium, c’est :
- un logiciel bien conçu, vs. par exemple le Flash qui tache dans ton browser de Deezer.
- la possibilité de stocker tes playlists offline: là par exemple, j’ai écrit cet article dans l’avion, en écoutant mes playlists de Spotify sur mon Mac.
- la possibilité d’avoir les mêmes playlists sur ton PC et ton mobile (Symbian, Android, iOS).
- la possibilité d’ajouter TES PROPRES MORCEAUX à tes playlist. Genre t’as la dernière streetape de Sefyu en MP3, et tu veux l’écouter dans Spotify (ou dans mon cas, les ZIP Files de Wiley), no problemo !
- plus de 7M de morceaux disponibles à l’écoute.
- depuis quelques mois, l’intégration des réseaux sociaux directement à Spotify. En somme, tes contacts Facebook qui ont Spotify apparaissent dans une fenêtre, et tu peux leur envoyer des morceaux que tu aimes (et vice versa).
Depuis plus d’un an, j’ai arrêté de télécharger de la musique. Ouais, j’ai pas de honte à le dire, comme tous les copains, j’aimais bien télécharger les hits du top 50 (légalement, cela va de soi). Là, avec les hits du top 50 à portée d’écoute en un clic, quel est l’intérêt de les télécharger ? Aucun. T’écoutes sur Spotify. Si tu kiffes, ça finit dans ta playlist. Sinon, basta. Simple, clair, précis.
Spotify, ça m’a même fait acheter un iPod Touch. Traitez-moi de taré si vous voulez, c’est le meilleur compromis que j’ai trouvé pour avoir exactement les mêmes sons quand je suis au taf et quand je suis dans les transports, sans me ruiner pour un téléphone.
Et je dois vous avouer que j’en suis très content.
Depuis que j’ai Spotify, j’ai aussi découvert de la musique que je n’aaurais jamais pu connaître autrement. Par le biais des suggestions en page d’accueil, ou encore par les “Related artists”, j’ai connu
- Skindred
- Sonic Boom Six
- Cannibal Corpse
- Dr. Evil
- Major Lazer
- le Funk Carioca
- les dernières nouveautés de chez moi
Et j’en passe…
Comment ça fonctionne, Spotify ?
Ce qui est connu, c’est qu’au niveau technique, Spotify fonctionne à l’aide de peer 2 peer chiffré pour streamer la musique. Grosso modo, quand vous demandez l’écoute d’un morceau en streaming, il peut être disponible chez des peers. Auquel cas, ces peers vous streament le morceau. Sinon, il n’y a aucun peer pour vous fournir le morceau (genre y’a des trucs que seuls 2 mecs sur Terre – dont vous – peuvent écouter), et à ce moment, ce sont les serveurs Spotify qui vous fournissent le morceau.
Une fois que vous avez le morceau, il est stocké sur votre disque dur, de manière temporaire ou définitive (playlist offline), sur un espace de stockage chiffré. Par la suite, vous pouvez à votre tour streamer le morceau par le P2P (tant qu’il est disponible dans vos playlists).
En termes économiques, ie. pour les artistes, c’est un peu la grande inconnue. Beaucoup ont avancé que Spotify n’est pas rentable, information sur laquelle la direction de Spotify n’a peu (ou pas) du tout communiqué.
Dernier point, comment font-ils pour avoir autant de morceaux ? Comme Deezer, Spotify passe des accords confidentiels avec les majors (EMI, Orchard, Universal, Merlin, Warner, Sony principalement) pour qu’elles mettent à disposition leurs catalogues. Les artistes ont toujours un droit de regard et peuvent refuser que la totalité ou une partie de leurs oeuvres musicales soit mise en ligne. C’est pourquoi, par exemple, on trouve très peu de morceaux de Rammstein, ou de Led Zeppelin, ou que certains morceaux sont disponibles un jour, puis retirés le jour suivant.
Le mot de la fin.
Chers amis, nous vivons dans une époque troublée. Le gouvernement a fait passer Hadopi, pour freiner le téléchargement illégal. Sans rentrer dans la polémique, mon point ici, en présentant Spotify, est de dire que des solutions viables existent face au téléchargement illégal.
Car après tout, c’est ça aussi Spotify: payer un abonnement mensuel pour écouter autant de musique que l’on veut, où on veut. Ça peut paraître cher à certains (je pense aux étudiants par exemple) de payer un abonnement pour ça, mais, souvenez vous, il existe aussi Spotify en gratuit (modulo la pub audio). D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, j’ai encore quelques invitations en stock.
Enfin, Spotify, ça m’a permis de de redécouvrir la musique. J’ai pu, grâce à Spotify, non seulement découvrir de nouveaux groupes/genres musicaux, mais aussi en réécouter des anciens. Etant fan de hip-hop, j’ai pu sans soucis rekiffer des anciens sons du Wu Tang, de Cypress, de Public Enemy, adorer le dernier album de Drake, un peu moins celui de Lil Jon.
Au final, je me rends compte que depuis plus d’un an, j’aime de nouveau la musique. Toute la musique. Merci Spotify.
Ca a l’air pas mal, je veux bien une invit’.
On trouve donc tout comme morceaux modulo ceux supprimés sur demande des auteurs?
mué, quasiment tout comme morceau. et pour l’invit’, je te l’envoie dans l’heure
Pour ma part je continue à acheter des albums (environ 4 par mois). La possibilité de découvrir de nouveaux groupes m’intéresse mais les quelques sites qui proposaient ce service m’ont souvent déçu donc je découvre toujours par l’intermédiaire d’amis
j’ai commencé à tester hier, ça a l’air vraiment pas mal.
Le gros avantage c’est le trip “musique en streaming” qui permet d’avoir sa musique perso dispo à peu près partout mais sans remplir des tonnes de disques dur. Le mode d’écoute hors ligne est limité à 3333 morceaux donc ya de quoi faire.
Pour le prix d’un CD par mois, c’est tentant quand même. Je vais continuer de tester l’offre gratuite et je verrais pour le premium plus tard.
Pour partager les playlists c’est uniquement via facebook?
Bon et je me chauffe même de l’Ipod touch du coup. On est d’accord que c’est un iphone sans la couche telephone ni le gps en gros mais que du coup t’as pas le forfait associé à l’iphone? ou bien il y a d’autres finesses?
C’est dommage que le nano touch n’inclut pas le wifi ça aurait été nickel. Peut être pour le prochain..
hello,
je trouve spotify très intéressant : le serait-il plus encore avec une invitation pour la version free ?
Si c’est le cas, je vous serais trés reconnaissant si vous pouviez me faire partager votre bonheur musical… avec une telle invitation !
Merci pour l’info (et, le cas échéant, pour l’info) !
@illdog, holla at me, en DM sur Twitter (si t’as Twitter). J’en ai au taquet, des invits
@marko concernant l’ipod touch, c’est tout à fait ça, c’est l’iphone sans le téléphone, pas de forfait, keud. Pour le Net, tu passes par le Wifi de l’engin.