Questionnaire des expatriés : Cyril

Dernier questionnaire des expatriés avec Cyril Peillon de la promo 2007 qui nous fait voyager en Chine!

1) Salut, rappelles-nous qui tu es, ton parcours et ce que tu fais actuellement?

Cyril dit Amstrad, sorti de la filière F3 en 2007.

Une fois mon diplôme en poche, j’ai pu me faire embaucher par Veolia Water à Shanghai avec un contrat de VIE. Ma mission pendant 2ans a été de coordonner les développements de plusieurs logiciels entre la maison mère française et une SSII chinoise.

Depuis début 2010, je travaille dans les équipes de la direction technique Asie-Pacifique (direction métier) toujours à Shanghai. Je m’éloigne donc un peu de l’informatique et me rapproche du métier de l’eau.

2) Travailler à l’étranger : un objectif ou bien une opportunité?

J’ai effectué mon stage de 2eme de l’ISIMA à Karlsruhe pour Siemens. Ces 6 mois passés en Allemagne m’ont donnés l’envie de tenter l’expérience à l’étranger.

La question du pays d’expatriation s’est alors posée : quel pays serait assez dépaysant et intéressant pour m’en mettre plein la vue et me procurer une expérience professionnelle enrichissante ?

Japon : pas encore bien remis de leur dernière crise (on est en 2007 je vous le rappelle), et puis les semaines de 70h non merci.

US : je n’avais pas prévu de prendre 40kg avant mes 30ans.

Chine : Culture méconnue en Europe, gros boom économique, parfait à tout point de vu ! Il parait même qu’il y a plein de bestioles bizarres à manger là-bas.

J’ai donc cherché un VIE avec comme préférence la Chine. Après quelques mois de recherche, j’avais le graal en poche.

3) Présentes-nous, le pays où tu travailles, les avantages et inconvénients par rapport au travail en informatique en France?

Comme vous le savez probablement, la Chine est devenue à la fois l’usine du monde mais également une mine de consommateur sur laquelle toutes les entreprises étrangères (petites ou grandes) lorgnent. Ce qui se traduit en terme d’offres d’emplois par une grande variété de besoin dans tous les secteurs.

Cependant, l’étranger (« laowai » en chinois) a un statu particulier ici. Premièrement il coutera beaucoup plus cher qu’un chinois : un ingénieur chinois touche en moyenne 500euros par mois lorsqu’il débute. Peu de « laowai » accepte de travailler pour ce tarif. Ensuite peu de « laowai » maitrisent suffisamment le chinois pour l’employer comme langue de travail, surtout dans nos métiers techniques.

Les étrangers travaillent donc majoritairement pour des boites étrangères qui ont besoin d’eux pour faciliter la communication (avec la hiérarchie, les clients, les fournisseurs), ou parce qu’ils peuvent apporter une valeur ajoutée qui est difficile de trouver en Chine.

Dans le domaine informatique, le système de SSII est peu développé ici. Donc même si les entreprises recourent à des prestataires pour installer des solutions particulières, l’informatique est souvent gérée en interne.

Tout ces paramètres font que l’on se retrouve souvent à des postes à responsabilité et avec des missions intéressantes, sans passer par la case « analyste programmeur en SSII ».

4) Que penses-tu de la politique de l’Isima par rapport à l’international et notamment des récentes évolutions?

A mon époque les stages à l’étranger était suffisamment nombreux pour tout les ZZ voulant partir et généralement intéressant. J’espère que les offres se sont encore enrichies.

La possibilité d’effectuer une troisième année à l’université de Harbin dans le nord de la Chine est une bonne chose, j’espère que des partenariats supplémentaires sont en cours d’élaboration.

Sinon je trouverais intéressant que le système d’année de saisure se développe. Ceci permet de développer une réelle expérience professionnelle, notamment a l’étranger.

5) Quels sont tes conseils pour un ZZ étudiant souhaitant travailler à l’étranger?

Effectuer un ou plusieurs stages à l’étranger est évidemment un gros avantage lorsque l’on souhaite bosser à l’étranger. Le fait d’avoir étudier la langue du pays, même a faible niveau, est toujours un avantage. N’hésitez donc pas à prendre une troisième langue a l’ISIMA. Vous aurez beaucoup moins de temps pour travailler vos langues une fois sorti de l’école.

Ensuite pour ce qui concerne la recherche d’emploi, le VIE est a mon avis une des meilleures manières pour débuter sa carrière à l’étranger.

Ce billet a été posté par admin le 16 September 2010 à 9:53 et est classé dans Expériences, Questionnaire. Vous pouvez suivre chaque réponse à ce billet grace à RSS 2.0. Vous pouvez aussi laisser une réponse, ou un trackback depuis votre propre site.

5 Responses to “Questionnaire des expatriés : Cyril”

  1. Yves Says:

    A la question 3, t’as oublie de parler du Datong Mill ou de Tongren Lu, histoire de motiver les candidats !

  2. Cyril Peillon Says:

    Haha, j’y ai pensé, mais je ne suis pas arrivé à trouver le lien entre ça et l’informatique!

    En plus c’est le genre d’endroit sympa qu’il faut découvrir une fois sur place, genre… le premier soir en Chine.

  3. Marko Says:

    Niveau dépaysement ça donne quoi? Tu reviens souvent en France ou tu (re)fais ta vie là-bas?

  4. Cyril Peillon Says:

    Niveau dépaysement tu t’en prends plein la figure au début, après tu finis par t’habituer.
    Par contre après plus de 2ans, ca me fait toujours autant marrer de voir des chinois se balader en pyjama dans les rues, de voir des petites vieilles négocier le prix de leur courses avec un manager du carrefour, ou encore d’aller s’entasser dans un métro sur-bondé ou tout le monde à la banane.

    Sinon je reviens en France à peu près une fois par an. Ca me permet de faire ma cure de pinard/saussiflard et de repartir les batteries chargées.

  5. Sam Says:

    Pas mal cet article!

Laisser un commentaire